Nouvelle-Calédonie : un accord complémentaire pour tenter de relancer le dialogue institutionnel

Le président Emmanuel Macron a annoncé la signature d’un accord complémentaire à l’accord de Bougival de 2025 sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Baptisé « Élysée-Oudinot », ce nouveau texte vise à apaiser les tensions politiques persistantes, malgré l’absence du principal mouvement indépendantiste, le FLNKS.

Un accord pour compléter Bougival

Réuni avec plusieurs forces politiques calédoniennes, Emmanuel Macron a confirmé lundi 19 janvier la signature d’un accord complémentaire à celui de Bougival. L’annonce a été faite à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Ce nouvel accord, dit « Élysée-Oudinot », vient préciser certains aspects laissés en suspens en 2025. Il s’inscrit dans une volonté affichée de stabilisation institutionnelle après une période de fortes tensions.

En parallèle, le chef de l’État a également annoncé la signature d’un protocole financier. Celui-ci devrait être intégré aux prochains textes budgétaires afin d’accompagner les évolutions institutionnelles prévues.

Le FLNKS toujours en retrait

Le nouveau cycle de discussions a toutefois été boycotté par le FLNKS, principal mouvement indépendantiste. Une absence qui fragilise la portée politique du texte, selon plusieurs observateurs.

L’accord de Bougival prévoyait la création d’un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d’une nationalité propre. En revanche, il n’ouvrait pas la voie à une souveraineté pleine, ce qui avait conduit au rejet du texte par les militants indépendantistes.

Le FLNKS affirme n’avoir signé en juillet 2025 qu’un projet soumis ensuite à ses bases, lesquelles l’ont rejeté. Pour le mouvement, tout accord sans leur participation reste difficilement applicable.

Autodétermination et calendrier politique

Parmi les points centraux figure la question du dégel du corps électoral, sujet sensible depuis les émeutes meurtrières de mai 2024. Le nouveau texte insiste sur une démarche de réconciliation des mémoires entre le peuple kanak et les autres communautés.

Les signataires réaffirment le droit à l’autodétermination, qui pourrait s’exercer par des transferts progressifs de compétences de l’État vers la Nouvelle-Calédonie, sous condition d’un consensus majoritaire.

Le calendrier prévoit l’adoption d’un projet de loi constitutionnelle d’ici avril, un référendum local en juin ou juillet, puis une loi organique à l’automne. Les élections provinciales devraient se tenir avant le 31 décembre 2026.

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