Assassinat d’Alain Orsoni : la Corse secouée par un meurtre historique

Alain Orsoni, figure emblématique du nationalisme corse et ancien président de l’Athletic Club d’Ajaccio, a été abattu lundi 12 janvier lors des obsèques de sa mère à Vero, en Corse-du-Sud. Ce meurtre, perpétré par un sniper, choque l’île et relance les inquiétudes autour de la criminalité organisée et des rivalités politiques corses.

L’enquête se poursuit après l’assassinat d’Alain Orsoni en Corse.

Assassinats et enquête en cours

Alain Orsoni, 71 ans, a été touché en plein cœur devant la tombe de sa mère. Les enquêteurs privilégient la piste d’un sniper, tirant depuis plusieurs centaines de mètres. Le procureur d’Ajaccio a immédiatement ouvert une enquête pour « assassinat en bande organisée ». La police judiciaire locale et la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse travaillent sur le dossier.

Le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) et la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille se sont également saisis de l’affaire. Il s’agit de la première intervention du Pnaco depuis sa création début janvier.

Un militant nationaliste et homme d’affaires

Orsoni était un militant nationaliste historique. En effet, il a été ancien chef du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) et fondateur du Mouvement pour l’autodétermination (MPA). De plus, il avait déjà échappé à un projet d’assassinat en 2008. Son frère Guy, assassiné en 1983, avait donné son prénom à son fils, qui est devenu une figure du banditisme corse.

Après plusieurs années d’exil en Floride, au Nicaragua et en Espagne, Orsoni est revenu sur l’île méditerranéenne. Ensuite, il a présidé l’Athletic Club d’Ajaccio à deux reprises, de 2008 à 2015 puis en 2022. Sous sa direction, le club a accédé à la Ligue 1 avant de subir une relégation et de graves difficultés financières.

Réactions et contexte historique

Ce meurtre rappelle l’assassinat d’Antoine Sollacaro en 2012 et, par conséquent, montre la violence persistante en Corse. Par ailleurs, Orsoni était reconnu pour son sang-froid et son sens politique. Actuellement, la police et la gendarmerie poursuivent la collecte de preuves tout en identifiant les auteurs. Parallèlement, le Pnaco mobilise ses magistrats sur place afin de superviser l’enquête.

La mort d’Alain Orsoni souligne ainsi la fragilité du climat sécuritaire en Corse. Elle révèle également les liens persistants entre nationalisme, criminalité organisée et enjeux économiques locaux. Enfin, les investigations devraient se poursuivre dans les prochains jours, alors que la tension reste forte sur l’île.

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