Après quatre mois d’impasse parlementaire, le budget de l’État pour 2026 est finalement adopté. L’Assemblée nationale a rejeté les deux ultimes motions de censure, validant de facto le recours au 49.3 décidé par Sébastien Lecornu pour sortir de l’enlisement. Le gouvernement revendique un texte « de compromis », tandis que ses opposants dénoncent un passage en force.

Une adoption arrachée au terme d’un long bras de fer
L’examen du budget 2026 aura été l’un des plus tendus du quinquennat.
Durant des semaines, majorité et oppositions se sont affrontées sans parvenir à dégager une majorité stable.
Face à l’impasse, Sébastien Lecornu a activé l’article 49.3, malgré son engagement initial à ne pas y recourir.
Le Premier ministre a justifié sa décision par « la nécessité de doter le pays d’un budget opérationnel ».
Cette annonce a immédiatement ravivé les tensions à l’Assemblée, poussant plusieurs groupes à déposer des motions de censure.
Deux motions de censure, deux échecs annoncés
Les groupes Insoumis, écologiste et GDR ont porté la première motion.
Elle a recueilli 260 voix, loin des 289 nécessaires pour renverser l’exécutif.
La seconde motion, défendue par le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République, a obtenu 135 voix.
Un score attendu, mais insuffisant pour fragiliser la majorité présidentielle.
Le rejet de ces deux démarches a donc confirmé la survie du gouvernement Lecornu II.
Et a entraîné l’adoption automatique du budget pour 2026.
Un texte que le gouvernement présente comme un compromis
Sitôt les votes confirmés, le Premier ministre s’est félicité que la France dispose « enfin » d’un budget fonctionnel.
Selon lui, le texte intègre « un véritable compromis parlementaire », malgré les clivages persistants.
Pour l’opposition, au contraire, ce recours au 49.3 illustre un déficit de dialogue.
Beaucoup dénoncent une méthode jugée autoritaire, voire déconnectée du débat démocratique.
Malgré ces critiques, le budget 2026 est désormais acté.
Il clôt un marathon législatif de plus de 280 heures de discussions et ouvre la voie à la mise en œuvre des orientations financières de l’État pour l’année à venir.
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