La motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) contre le gouvernement de Sébastien Lecornu a été rejetée mercredi à l’Assemblée nationale. À l’origine du texte : la contestation de la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Faute de soutien suffisant, l’initiative n’a pas franchi le seuil requis.

Une motion de censure sans majorité
Déposée par La France insoumise, la motion de censure visait à sanctionner le gouvernement après la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. LFI dénonçait un accord jugé néfaste pour l’agriculture, l’environnement et la souveraineté économique.
Lors du vote, la motion n’a recueilli que 256 voix, loin des 288 nécessaires pour renverser le gouvernement. La droite et le Parti socialiste ont refusé de s’y associer, empêchant toute majorité alternative.
Ce rejet confirme l’isolement parlementaire de la gauche radicale sur ce dossier sensible.
Divisions politiques autour du Mercosur
Si la France a officiellement voté contre la signature de l’accord, plusieurs forces politiques contestent la sincérité de cette position. L’extrême droite et la gauche hors PS parlent d’une « opposition de façade », estimant que Paris n’a pas réellement pesé pour bloquer le traité.
Selon eux, le gouvernement n’a pas utilisé tous les leviers diplomatiques disponibles pour empêcher l’aboutissement de l’accord. Cette critique alimente un climat de défiance au sein de l’opposition.
Une motion de censure similaire déposée par le Rassemblement national devrait, selon toute vraisemblance, connaître le même sort.
Le gouvernement contre-attaque
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement réagi après le vote. Il a dénoncé des manœuvres politiciennes qu’il juge irresponsables dans un contexte international instable.
Il a notamment fustigé « les tireurs couchés », accusés de « tirer dans le dos de l’exécutif » à travers des motions de censure répétées. Selon lui, ces initiatives affaiblissent l’État alors que la France doit faire face à de profonds dérèglements internationaux.
Malgré la controverse, l’exécutif entend maintenir sa ligne et défendre sa gestion du dossier Mercosur sur la scène européenne.
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