Au quatrième jour d’une guerre ouverte impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, les frappes se multiplient à Téhéran et dans plusieurs villes stratégiques. Des sites politiques et militaires majeurs ont été touchés, tandis que les tensions régionales provoquent une crise humanitaire et un choc économique mondial.

Frappes ciblées à Téhéran et à Qom
Mardi, les bombardements israélo-américains ont nettement gagné en intensité.
L’armée israélienne indique avoir lancé des frappes simultanées sur Téhéran et Beyrouth.
En Iran, les forces israéliennes ont ciblé plusieurs bâtiments stratégiques.
Elles ont notamment frappé la présidence iranienne ainsi que les bureaux du Conseil suprême de sécurité nationale.
Par ailleurs, des explosions ont touché la ville de Qom.
Selon des médias locaux, les frappes ont atteint le bâtiment de l’Assemblée des Experts, l’institution chargée d’élire le guide suprême.
Pour l’instant, les autorités n’ont pas communiqué de bilan officiel concernant d’éventuelles victimes sur ce site.
En revanche, le Croissant-Rouge iranien annonce un lourd bilan national.
Depuis le début des opérations, les frappes ont causé au moins 780 morts et plus de 1 000 blessés dans 153 villes.
Escalade militaire et guerre des déclarations
Dans ce contexte, les tensions verbales montent d’un cran.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, affirme qu’Israël « continue à frapper l’Iran avec force ».
De plus, il promet d’intensifier les opérations contre le Hezbollah au Liban.
Selon lui, l’organisation a commis « une grave erreur ».
De son côté, le président américain Donald Trump rejette toute reprise des négociations.
Il estime qu’il est désormais « trop tard » pour discuter avec Téhéran.
Cependant, les autorités iraniennes affichent une posture de résistance.
Le président iranien assure que « le pays n’est pas à l’arrêt » et confirme la poursuite des représailles.
Impact humanitaire et choc économique mondial
Pendant ce temps, la crise humanitaire s’aggrave.
Au Liban, près de 30 000 personnes ont fui leurs foyers, selon l’ONU.
Dans le sud du pays, les affrontements continuent et maintiennent une forte pression sur les civils.
En parallèle, la situation maritime inquiète les marchés.
Plus de 160 navires restent immobilisés dans le Golfe par crainte d’attaques dans le détroit d’Ormuz.
À New York, Wall Street a immédiatement réagi.
Les principaux indices ont ouvert en forte baisse, car les investisseurs redoutent une guerre prolongée et une flambée des prix de l’énergie.
Ainsi, l’escalade militaire dépasse désormais le cadre régional.
La communauté internationale craint un conflit durable aux conséquences imprévisibles.
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