À la veille de nouvelles discussions nucléaires avec les États-Unis à Genève, l’Iran a lancé des exercices militaires dans le stratégique détroit d’Ormuz. Ces manœuvres interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par le déploiement naval américain et une hausse immédiate des prix du pétrole.
Des exercices militaires hautement symboliques
Les Gardiens de la Révolution ont débuté des manœuvres navales dans le golfe Persique et la mer d’Oman.
Objectif affiché : garantir la sécurité du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Ces exercices visent aussi à préparer les forces iraniennes à d’éventuelles menaces militaires.
Des responsables iraniens ont affirmé que tous les navires étrangers présents dans la région sont « sous surveillance totale ».
Une pression américaine renforcée
Ces manœuvres surviennent alors que les États-Unis ont déployé une importante force navale dans le Golfe.
Après l’envoi du porte-avions USS Abraham Lincoln, un second bâtiment, le Gerald Ford, doit rejoindre la région.
Washington parle d’« armada » et maintient la pression sur Téhéran pour obtenir un accord nucléaire.
Cette démonstration de force alimente les craintes d’une escalade militaire incontrôlée.
Des négociations sous tension
Malgré les tensions, l’Iran a salué une position américaine jugée « plus réaliste » sur le nucléaire.
Téhéran se dit prêt à certains compromis, notamment une réduction du niveau d’enrichissement d’uranium.
En revanche, le programme balistique reste exclu des discussions.
Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Le baril de Brent et le WTI ont progressé, reflétant la crainte d’un blocage du détroit.
Ormuz demeure un point névralgique de l’économie mondiale.
Toute perturbation de ce passage stratégique pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie.
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