Alors que les tensions atteignent un niveau inédit au Moyen-Orient, Donald Trump affirme qu’il se donnera encore « dix à quinze jours » pour décider s’il faut poursuivre les négociations avec l’Iran ou recourir à la force. Téhéran, de son côté, menace clairement les bases américaines dans la région en cas d’attaque.

Une fenêtre de décision de quinze jours
Lors d’un discours à Washington, le président américain a déclaré qu’un choix décisif approche.
Selon lui, les États-Unis pourraient soit conclure un accord, soit engager une action militaire.
Pendant un échange avec les journalistes dans Air Force One, il évoque un délai maximum de quinze jours.
Trump insiste sur la nécessité d’un accord « pertinent », faute de quoi « de mauvaises choses » pourraient se produire.
Cette déclaration intervient alors que les pourparlers indirects se poursuivent entre Washington et Téhéran.
L’Iran menace les bases américaines
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU António Guterres, l’Iran réaffirme qu’il ripostera fermement en cas d’agression.
Téhéran invoque l’article 51 de la Charte des Nations unies pour justifier toute réponse militaire.
Selon la lettre, toutes les bases, infrastructures et biens américains au Moyen-Orient seraient considérés comme « cibles légitimes ».
Ces avertissements interviennent alors que deux sessions de discussions indirectes ont déjà eu lieu à Oman puis à Genève.
Les positions restent éloignées, notamment sur le programme balistique iranien.
Un dispositif militaire américain sans précédent
Les États-Unis ont massivement renforcé leur présence dans la région.
Selon des images satellites, l’US Air Force aurait rassemblé entre 150 et 200 appareils, dont des F-22, F-16 et bombardiers B-52.
Douze navires — dont le porte-avions USS Abraham Lincoln — sont déjà positionnés près du détroit d’Ormuz.
Un second porte-avions, le Gerald Ford, doit rejoindre la zone dans les prochains jours.
Face à cette armada, les capacités aériennes iraniennes restent limitées.
Cependant, l’Iran pourrait recourir à ses sous-marins de classe Kilo ou miner le détroit d’Ormuz, une option redoutée par les stratèges américains.
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