Le président français Emmanuel Macron a inauguré le Salon international de l’agriculture 2026 dans un climat tendu. Plusieurs syndicats agricoles ont boycotté la photo officielle pour dénoncer une crise persistante du monde rural et une politique jugée déconnectée des réalités du terrain.

Une inauguration sous haute tension
L’édition 2026 du Salon s’est ouverte dans un contexte social délicat.
La Coordination rurale et la Confédération paysanne ont refusé de participer à la photo traditionnelle.
Leur absence a marqué symboliquement cette inauguration.
Les syndicats dénoncent une « vitrine de communication » éloignée des difficultés vécues par les agriculteurs.
Emmanuel Macron a affirmé vouloir rencontrer chaque organisation en bilatéral.
Il a appelé à l’unité autour de la « ferme française ».
Une crise agricole persistante
Depuis plusieurs années, le nombre d’agriculteurs diminue en France.
Les mobilisations se sont multipliées, avec des blocages d’autoroutes et des manifestations massives.
Les revendications portent sur le revenu, la reconnaissance et la stabilité des politiques publiques.
En 2026, la gestion de la dermatose bovine a ravivé les tensions.
Bien que l’épidémie semble contenue, les éleveurs contestent toujours la politique d’abattage total.
À cela s’ajoutent les inquiétudes liées aux accords commerciaux internationaux et aux aléas climatiques.
Un salon sans ses symboles traditionnels
Cette année, aucun bovin n’a été présenté lors de l’inauguration officielle.
Cette absence reflète le malaise du secteur.
Les tempêtes et les crues récentes ont encore fragilisé les exploitations.
Certains stands peinent à mobiliser des bénévoles.
Malgré ces difficultés, les organisateurs tentent de préserver l’esprit convivial du rendez-vous.
Le Salon reste un moment fort pour le monde agricole, mais la fracture avec une partie des syndicats demeure visible.
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