Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 40e jour, un cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis ouvre une fenêtre diplomatique incertaine. Mais l’exclusion du Liban de cet accord inquiète plusieurs acteurs internationaux, dont la France.
Un accord temporaire entre Washington et Téhéran
Le président américain Donald Trump a annoncé la suspension des bombardements contre l’Iran pour une période de deux semaines. En contrepartie, Téhéran accepte de rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz et d’engager des négociations.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que cette ouverture dépendra de l’arrêt des attaques. Des discussions sont prévues à Islamabad, avec une proposition iranienne en dix points considérée comme une base de négociation « viable ».
Le Liban au cœur des inquiétudes internationales
Malgré cet accord, Israël affirme que le cessez-le-feu « n’inclut pas le Liban », où les combats se poursuivent. L’armée israélienne a intensifié ses frappes en Iran et maintient ses opérations dans le sud du Liban face au Hezbollah.
Le président français Emmanuel Macron a salué une « très bonne chose », tout en insistant sur la nécessité d’inclure pleinement le Liban dans la trêve. Il appelle à une solution globale couvrant les enjeux nucléaires, balistiques et régionaux.
Sur le terrain, la situation reste critique : plus de 1500 morts ont été recensés au Liban, tandis que les autorités locales appellent les populations déplacées à ne pas rentrer dans les zones de combat.
Une désescalade fragile mais des signaux positifs
Malgré la poursuite des violences, certains signes de stabilisation émergent. L’Irak a annoncé la réouverture de son espace aérien, tandis que les marchés énergétiques réagissent positivement, avec une chute des prix du gaz en Europe.
Plusieurs acteurs internationaux, dont l’Allemagne et Oman, appellent à transformer cette trêve temporaire en un accord durable. Toutefois, l’absence de consensus sur le Liban et la poursuite des frappes montrent que la situation reste extrêmement volatile.
Les deux semaines à venir seront décisives pour déterminer si cette trêve marque le début d’une paix durable… ou une simple pause dans un conflit plus large.
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