Après l’ultimatum lancé par Donald Trump, l’Iran affirme vouloir conclure un accord « rapide » sur son programme nucléaire. Tandis que Washington maintient la pression militaire dans la région, Téhéran assure privilégier la diplomatie, tout en rappelant qu’il se tient prêt à toute éventualité.
Diplomatie sous tension
Les discussions entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent depuis le début de la semaine.
Le président américain s’est donné dix à quinze jours pour décider si un accord était possible.
Dans le même temps, un important dispositif militaire américain reste déployé au Moyen-Orient.
Face à cette pression, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a rejeté toute idée d’ultimatum.
Il affirme qu’un projet d’accord est en préparation et pourrait être finalisé dans les prochains jours.
Selon lui, un compromis rapide servirait les intérêts des deux parties.
Sanctions et concessions potentielles
L’économie iranienne souffre lourdement des sanctions internationales.
Par conséquent, la levée de ces mesures reste une priorité pour Téhéran.
Washington réclame un encadrement strict du programme nucléaire iranien.
Cependant, l’Iran insiste sur son droit à l’enrichissement civil de l’uranium.
Enrichi à faible niveau, il alimente les centrales électriques.
À des taux plus élevés, il peut avoir des applications militaires.
Dans ce contexte, Téhéran aurait proposé des projets économiques dans les secteurs énergétique et minier.
Des achats d’avions commerciaux américains figureraient également parmi les offres évoquées.
Pression militaire et démonstration de force
Parallèlement aux discussions, l’Iran adopte un ton ferme.
Le chef de la diplomatie a déclaré que son pays est prêt pour la diplomatie, mais aussi pour la guerre.
Récemment, les forces navales iraniennes ont brièvement interrompu le trafic dans le détroit d’Ormuz.
Ce passage stratégique concentre environ 20 % du pétrole mondial.
Ce geste visait à rappeler la capacité de nuisance de Téhéran en cas d’escalade.
Ainsi, la négociation avance dans un climat de méfiance réciproque.
L’issue dépendra désormais de la capacité des deux camps à transformer cette tension en compromis durable.
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