
Frappes conjointes américano-israéliennes, représailles iraniennes contre Israël et des bases américaines : l’escalade régionale s’accélère depuis la nuit dernière.
Operation Epic Fury guerre Iran Golfe
Téhéran
La nuit du 27 au 28 février 2026 a fait basculer le Moyen-Orient dans une phase de guerre ouverte. En effet, les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de frappes baptisée Operation Epic Fury, ciblant des infrastructures et des sites militaires iraniens, selon plusieurs sources concordantes. Cependant, la riposte de Téhéran a été immédiate, avec des tirs de missiles et l’emploi de drones contre Israël et des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe. Par conséquent, l’enjeu n’est plus seulement l’Iran, mais la stabilité de toute l’architecture sécuritaire régionale. Ainsi, la question centrale devient simple : jusqu’où ce conflit peut-il s’étendre, et à quel prix pour les civils et l’économie mondiale.
Ce qui s’est joué depuis hier soir : la chronologie des premières heures
La séquence commence dans la nuit, avec une montée rapide des signaux d’alerte. En effet, plusieurs médias font état d’un basculement vers des « opérations de combat majeures » au matin du 28 février. Ensuite, les frappes se multiplient sur plusieurs villes et zones stratégiques iraniennes, déclenchant des explosions rapportées à Téhéran et ailleurs.
Au même moment, Israël active un état d’urgence, tandis que Washington présente l’opération comme une réponse à une menace. Toutefois, Téhéran choisit la symétrie dans le tempo : la riposte débute quelques heures après le début des bombardements.
Operation Epic Fury : objectifs affichés, zones frappées, message stratégique
Les États-Unis et Israël présentent l’opération comme une action destinée à neutraliser des capacités militaires et, plus largement, à réduire la menace iranienne. Selon des analyses, Washington aurait associé à ces frappes un message politique direct au peuple iranien, ce qui alimente la lecture d’une stratégie dépassant la seule dissuasion.
Sur le terrain, des frappes ont touché plusieurs zones urbaines et sites sensibles, d’après des comptes rendus médiatiques et des suivis en temps réel. Cependant, la liste exacte des cibles et le niveau de destruction restent partiellement invérifiables, à ce stade, de manière indépendante. Cette incertitude nourrit les interprétations et les récits concurrents.
La riposte iranienne : Israël visé, bases américaines frappées, souverainetés du Golfe exposées
La réponse iranienne s’est structurée autour de deux axes. D’abord, des missiles et drones ont été lancés vers Israël, avec un volume présenté comme massif par plusieurs sources médiatiques. Ensuite, l’Iran a ciblé des installations américaines dans une série de pays hôtes de la présence militaire américaine, dont le Qatar, Bahreïn, Koweït et d’autres États de la région, selon plusieurs rapports.
Cette extension géographique a un sens stratégique. En effet, elle place les alliés des États-Unis au cœur du conflit, même lorsqu’ils affirment ne pas avoir participé aux frappes contre l’Iran. Par conséquent, la guerre ne se limite plus à une confrontation bilatérale. Elle devient un test de solidité pour l’ordre sécuritaire du Golfe.
Civils pris au piège : évacuations, panique, premiers bilans humains
Operation Epic Fury guerre Iran Golfe
Les premières heures ont été marquées par un climat de panique en Iran. En effet, des scènes de peur et de déplacement ont été décrites, avec des habitants tentant de quitter certaines zones, selon Reuters. Dans ce contexte, des bilans de victimes circulent, notamment autour de frappes ayant touché des établissements scolaires, d’après The Guardian et Al Jazeera.

Toutefois, il faut rester prudent sur les chiffres exacts. Les bilans évoluent vite, et ils dépendent d’informations locales parfois difficiles à corroborer immédiatement. Néanmoins, un point s’impose déjà : la dimension humanitaire devient centrale, et elle pèsera sur la suite diplomatique.
Le Golfe “dans la zone de tir” : réaction des États hôtes et risque d’embrasement
La riposte iranienne a déclenché des condamnations dans plusieurs monarchies du Golfe, qui dénoncent une atteinte à leur souveraineté. Ce rejet est politiquement logique : accepter d’être une arrière-base expose désormais à devenir un champ de bataille. Ainsi, la posture des États hôtes pourrait changer, soit vers un alignement plus ferme avec Washington, soit vers une prudence accrue.

Le risque majeur tient à l’effet domino. En effet, une frappe iranienne sur un site américain, suivie d’une réponse américaine depuis un territoire allié, peut accélérer l’engrenage. Par conséquent, chaque interception, chaque explosion, chaque rumeur de cible touchée devient un facteur d’embrasement.
Diplomatie rattrapée par les bombes : ONU, Europe, lignes de fracture mondiales
Operation Epic Fury guerre Iran Golfe
Dès le 28 février, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Emmanuel Macron a qualifié l’escalade de dangereuse et a multiplié les contacts avec plusieurs dirigeants régionaux, selon Reuters. De plus, Paris, Berlin et Londres ont appelé à une voie négociée, tout en condamnant les attaques iraniennes sur des bases américaines.
La fracture internationale s’est immédiatement cristallisée. La Russie a condamné les frappes américano-israéliennes comme une agression, selon l’Associated Press. D’autres capitales appellent à la retenue, mais la séquence montre déjà un monde divisé sur la légitimité, les objectifs et les risques de cette opération.
Pourquoi cette escalade compte : énergie, routes maritimes, marchés mondiaux
Le Golfe n’est pas un théâtre secondaire. C’est le nerf énergétique de la planète, et c’est un carrefour maritime critique. Ainsi, toute extension du conflit vers des installations pétrolières, des ports, ou des couloirs maritimes amplifierait l’effet mondial.
Les marchés ont réagi, selon Reuters, en intégrant un risque de hausse durable des prix et de volatilité. Cependant, l’élément le plus dangereux reste l’incertitude. En effet, une guerre qui s’installe modifie les assurances, le transport, la logistique et, par conséquent, les prix dans des chaînes d’approvisionnement déjà fragiles.
Contexte
Cette bascule intervient après une longue période de tensions et de négociations intermittentes autour de la question nucléaire et de la posture régionale iranienne, selon plusieurs analyses. De plus, le Moyen-Orient porte déjà plusieurs foyers d’instabilité, ce qui réduit la capacité d’absorption d’un choc majeur supplémentaire.
L’événement du 28 février ouvre donc une phase nouvelle. Il ne s’agit plus d’une pression diplomatique, ni d’une série d’incidents isolés. C’est une confrontation ouverte, dont le Golfe devient l’extension naturelle.
Impact & perspectives
Operation Epic Fury guerre Iran Golfe
À court terme, la priorité sera la limitation de l’escalade. Le Conseil de sécurité, réuni en urgence, testera la capacité du multilatéralisme à produire autre chose qu’un constat de division. Cependant, le rapport de force militaire et la logique de représailles semblent, pour l’instant, dicter le rythme.
À moyen terme, trois variables décideront de la trajectoire. D’abord, la capacité de l’Iran à frapper durablement des cibles américaines et israéliennes. Ensuite, la posture des États du Golfe, pris entre alliance et vulnérabilité. Enfin, la volonté de Washington de maintenir une campagne prolongée, ou de chercher une sortie politique après l’effet de choc initial.
À long terme, l’enjeu dépasse l’Iran. C’est la crédibilité de l’architecture régionale, la stabilité énergétique mondiale et la place du droit international dans les conflits modernes qui sont désormais en jeu.
Par Eric Hightower
Chroniqueur, Analyste géopolitique & éditorialiste
Pour – Fiable Actus
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