Moscou réfute les accusations de recrutement trompeur de soldats kényans pour combattre en Ukraine. L’ambassade russe au Kenya dénonce une « campagne de propagande » tout en admettant que des étrangers servent dans l’armée russe. Les révélations d’un rapport kényan relancent toutefois les interrogations.
Un démenti officiel et appuyé
L’ambassade de Russie au Kenya a publié un communiqué ferme.
Elle rejette toute implication dans des filières de recrutement illégal.
Selon Moscou, les accusations relèvent d’une « campagne dangereuse et trompeuse ».
Les autorités russes nient toute coercition ou tromperie visant des ressortissants kényans.
Elles affirment également qu’aucun membre du personnel diplomatique n’est impliqué dans de tels schémas.
Des chiffres qui interrogent
Un rapport des services de renseignement kényans évoque pourtant plus de 1 000 ressortissants partis en Russie.
Selon ce document, plusieurs d’entre eux ignoraient qu’ils seraient envoyés combattre en Ukraine.
Ce chiffre dépasse largement les estimations précédentes.
Ces révélations alimentent les inquiétudes au Kenya, notamment sur les conditions de recrutement.
Cependant, Moscou insiste sur le caractère volontaire de ces engagements.
Une stratégie assumée par Moscou
La Russie reconnaît la présence de combattants étrangers dans ses rangs.
Elle présente ces hommes comme des volontaires solidaires de sa cause.
En janvier 2024, un décret a facilité l’obtention de la nationalité russe pour les combattants étrangers et leurs familles.
Cette politique vise à attirer des recrues au-delà des frontières nationales.
Par ailleurs, des discussions bilatérales entre le Kenya et la Russie portent sur la migration de travail.
Dans ce contexte, la question du recrutement militaire prend une dimension diplomatique sensible.
Ainsi, malgré les démentis officiels, le débat sur la présence de combattants africains en Ukraine reste ouvert.
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