L’Union européenne n’a pas pu adopter son 20e paquet de sanctions contre la Russie en raison d’un veto hongrois. Budapest conditionne son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole via l’oléoduc Droujba.

Un veto assumé par Budapest
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé le blocage.
Selon elle, la position hongroise reste ferme et laisse peu d’espoir de compromis immédiat.
La Commission européenne proposait ce nouveau paquet à la veille de l’anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Mais la Hongrie exige la reprise du transit pétrolier via l’oléoduc Droujba.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a annoncé un veto tant que cette condition ne sera pas remplie.
Le Premier ministre Viktor Orbán menace également de bloquer un prêt européen destiné à l’Ukraine.
Un oléoduc au cœur des tensions
Budapest et Bratislava accusent Kiev de retarder la réouverture de l’infrastructure.
L’Ukraine affirme que l’oléoduc a été endommagé par des frappes russes.
Ce désaccord énergétique fragilise l’unité européenne au moment où Bruxelles cherche à renforcer la pression sur Moscou.
Indignation et divisions en Europe
Plusieurs capitales européennes dénoncent la position hongroise.
Le ministre polonais Radosław Sikorski évoque un manque de solidarité historique.
Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, critique également cette stratégie.
De son côté, le ministre français Jean-Noël Barrot se dit confiant quant à l’adoption future du paquet.
Parmi les mesures prévues figurent des restrictions dans les secteurs bancaire et énergétique russes, notamment des interdictions de services maritimes liés au transport de pétrole.
L’épisode révèle cependant les tensions internes qui traversent aujourd’hui l’Union européenne face au conflit russo-ukrainien.
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