Donald Trump a annoncé le report au 6 avril de son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les infrastructures électriques iraniennes. Dans le même temps, le président américain affirme que les discussions avec Téhéran « se passent très bien », alors que l’Iran dément toute volonté de négocier et promet de poursuivre sa résistance.

Un ultimatum repoussé dans un contexte confus
Au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump continue d’envoyer des signaux contradictoires.
Le président américain a annoncé ce jeudi le report de son ultimatum au 6 avril.
Cet ultimatum concernait d’éventuelles frappes contre les centrales électriques iraniennes.
Trump affirme toutefois que les échanges avec Téhéran avancent bien.
Selon lui, les discussions se poursuivent malgré les doutes et les démentis.
De son côté, l’Iran rejette cette version.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays n’avait pas l’intention de négocier.
Il a plutôt assuré que Téhéran allait continuer à résister.
Les tensions militaires restent très fortes dans la région
Pendant que Washington évoque la diplomatie, les combats continuent.
Israël affirme avoir tué Alireza Tangsiri, chef de la marine des Gardiens de la Révolution.
Dans le même temps, l’Iran et Israël poursuivent leurs échanges de drones et de missiles.
Le Hezbollah dit également avoir mené des attaques contre l’armée israélienne.
Au Liban, les violences continuent de faire des victimes.
Le ministère libanais de la Santé fait état de plus de 1 100 morts et de milliers de blessés depuis le début du conflit.
Par ailleurs, des explosions ont encore été entendues dans le sud de Beyrouth et dans la ville iranienne de Chiraz.
La situation reste donc extrêmement tendue.
Ormuz, nucléaire et diplomatie au cœur de la crise
Le détroit d’Ormuz reste l’un des points les plus sensibles du conflit.
L’Iran a déclaré que les navires non hostiles peuvent y circuler sous certaines conditions.
Dans le même temps, l’AIEA alerte sur un risque d’accident radiologique majeur près de la centrale de Bouchehr.
Toute frappe dans cette zone pourrait avoir de lourdes conséquences.
Enfin, plusieurs pays poussent à une désescalade.
Le Pakistan joue un rôle d’intermédiaire, tandis que les alliés du G7 appellent à une solution diplomatique rapide.
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