Réunis en sommet informel à Alden Biesen, les dirigeants des 27 États membres de l’Union européenne ont affiché leur volonté commune de renforcer la compétitivité du bloc. Face à une concurrence mondiale accrue, ils entendent moderniser le marché unique et lever les freins qui pèsent sur la croissance européenne.

Un consensus sur l’urgence économique
Les chefs d’État et de gouvernement se sont retrouvés en Flandre pour débattre des pistes de réforme proposées notamment par Mario Draghi et Enrico Letta. Tous partagent le même constat : l’Europe doit accélérer.
À l’issue du sommet, le président français Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’agir rapidement face à la pression internationale. Le chancelier allemand Friedrich Merz a, de son côté, affiché une position plus prudente sur les emprunts communs européens.
Malgré ces divergences, les Vingt-Sept s’accordent sur un point : le statu quo n’est plus tenable.
Réformer le marché unique d’ici 2027
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a résumé l’objectif : « Une Europe, un marché ». Trente-cinq ans après sa création, le marché unique devra être modernisé.
Les États membres souhaitent harmoniser les normes nationales qui freinent encore les échanges. Plusieurs secteurs stratégiques sont ciblés, notamment la défense, l’intelligence artificielle, le spatial et les minerais critiques.
Parmi les projets phares figure la création d’un « 28ᵉ régime ». Ce statut juridique unique, baptisé EU Inc, offrirait aux entreprises un cadre commun applicable directement dans toute l’Union.
Compétitivité, énergie et préférence européenne
Les discussions ont également porté sur les prix de l’énergie et le marché du carbone. Certains pays réclament des ajustements pour soutenir leur industrie.
La question de la « préférence européenne » reste sensible. Paris plaide pour favoriser la production locale dans les secteurs stratégiques, tandis que d’autres États défendent une approche plus ouverte.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a promis des mesures concrètes dès le prochain sommet en mars.
Dans un contexte de croissance modeste et de rivalité accrue avec la Chine et les États-Unis, l’Union européenne cherche désormais à passer des intentions aux actes.
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