La visite d’Ahmad Al-Charaa à Washington marque une étape sans précédent dans l’histoire diplomatique syrienne. Le président intérimaire, accueilli par Donald Trump, cherche à redéfinir les relations entre la Syrie et les États-Unis. Après des décennies d’isolement et de guerre dévastatrice, ce déplacement suscite de nombreux espoirs.
Une rencontre au sommet symbolique
Le 8 novembre 2025, Ahmad Al-Charaa a entamé une visite officielle aux États-Unis, saluée comme « historique ». Deux jours plus tard, il a été reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump. Ils ont discuté de la reconstruction de la Syrie, de la lutte contre le terrorisme et de son retour sur la scène internationale. Cette rencontre, la première depuis 1946, marque un tournant dans la politique étrangère syrienne.
De chef rebelle à figure diplomatique

Ancien chef djihadiste devenu homme d’État, Ahmad Al-Charaa symbolise la transition d’une Syrie fracturée vers une gouvernance cherchant la stabilité. Depuis la chute de Bachar Al-Assad en 2024, il travaille à reconstruire les institutions et à rassurer la communauté internationale. De plus, sa transformation politique, jugée crédible par plusieurs capitales, ouvre la voie à un nouveau dialogue entre Damas et Washington.
Une nouvelle ère pour la Syrie
Cette visite s’inscrit dans un contexte d’ouverture sans précédent : levée partielle des sanctions onusiennes, retrait de la Syrie des listes terroristes américaines et coopération accrue contre les cellules de l’État islamique. Pour Ahmad Al-Charaa, cette démarche marque le début d’une « ère de réconciliation ». En tendant la main aux États-Unis, il espère attirer des investissements étrangers et garantir une paix durable après quatorze années de guerre.
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