L’ancien directeur du Centre National des Équipements (CNE), Yves Germain, est accusé d’avoir tué par balles un ouvrier maçon, Jean Marie Sidor, à Boucan-Carré. Le drame, survenu sur un chantier, provoque une onde de choc dans la région et relance le débat sur l’impunité des anciens responsables publics en Haïti.
Une altercation qui vire au drame
À Domond, localité paisible de Boucan-Carré, la colère monte après la mort tragique de Jean Marie Sidor, abattu le 1er novembre. Selon plusieurs témoins, une dispute aurait éclaté entre le maçon et Yves Germain, ancien directeur du CNE. L’échange aurait commencé à propos de l’utilisation d’un téléphone pendant le travail. Très vite, le ton est monté. L’ancien responsable aurait alors sorti une arme et tiré sur son employé.
Gravement blessé, Jean Marie Sidor a été conduit d’urgence à l’hôpital Bon-Sauveur de Cange. Malgré les soins reçus, il a succombé à ses blessures peu après son arrivée. L’incident a bouleversé la communauté, qui dénonce un acte brutal et inacceptable.
Tentative de dissimulation présumée
Peu après le drame, des proches de la victime ont affirmé avoir reçu des offres d’argent pour taire l’affaire. La mère du défunt a déclaré qu’on lui aurait proposé de l’aide pour acheter le cercueil, une démarche perçue comme une tentative d’achat du silence. Ces révélations renforcent la suspicion autour d’Yves Germain, déjà critiqué dans le passé pour des comportements violents.
La population réclame justice
Le juge de paix Edmond Prospère s’est rendu sur les lieux pour constater les faits, mais aucune déclaration officielle n’a encore été publiée. Entre indignation et peur, la population de Boucan-Carré exige que Yves Germain réponde de ses actes devant la justice. Plusieurs organisations locales et défenseurs des droits humains appellent à une enquête rapide et transparente pour que la mort de Jean Marie Sidor ne s’ajoute pas à la longue liste des crimes impunis en Haïti.
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