Cinq agents de la BSAP ont été arrêtés à Limbé après un drame qui secoue la région. Selon la Police nationale d’Haïti (PNH), ces agents seraient impliqués dans la mort d’un chauffeur de moto, survenue le samedi 8 novembre. L’incident a provoqué une vive colère populaire et relancé les débats sur les pratiques de certaines unités de sécurité.
Une altercation qui vire au drame
Les faits se sont produits après une dispute entre un agent de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) et un mototaxiste. L’agent, identifié comme Edner Étienne, aurait ouvert le feu et tué le conducteur sur le coup. Face à ce drame, les autorités ont réagi rapidement. Ainsi, cinq agents de la BSAP ont été arrêtés et placés en garde à vue à la Direction départementale du Nord.
Cependant, cette annonce n’a pas calmé les habitants. En effet, plusieurs bâtiments publics, dont la mairie de Limbé et le bureau local de la DGI, ont été incendiés par des manifestants en colère.
La PNH promet une enquête rigoureuse
Dans une note officielle, la PNH condamne fermement le comportement des agents impliqués. Elle affirme que leurs actes vont totalement à l’encontre de leur mission de protection. L’institution promet une enquête rigoureuse pour établir les responsabilités. Elle assure que les agents de la BSAP concernés répondront de leurs actes devant la justice.
Appel au calme et à la responsabilité citoyenne
La police appelle la population à la retenue et au dialogue. Elle rappelle que les actes de vandalisme et la destruction de biens publics ne peuvent en aucun cas représenter une réponse à l’injustice. De plus, la PNH réaffirme sa détermination à protéger tous les citoyens tout en respectant les droits humains. Elle insiste enfin sur la nécessité de restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et la population.
Le drame de Limbé relance ainsi le débat sur l’encadrement et la formation des unités spéciales. Les agents de la BSAP impliqués symbolisent désormais la face sombre d’une institution appelée à se réformer en profondeur.