Face à la crise autour de l’accord UE–Mercosur et aux motions de censure déposées par le RN et LFI, Emmanuel Macron évoque la possibilité de législatives anticipées, prévues aux mêmes dates que les municipales de mars. Une stratégie pour protéger le gouvernement et relancer les débats budgétaires.

Des législatives anticipées préparées
L’exécutif français intensifie la pression sur les partis politiques. Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Sébastien Lecornu ont confirmé que le gouvernement pourrait convoquer des élections législatives anticipées les 15 et 22 mars, en même temps que les municipales.
Cette décision intervient alors que les motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise seront examinées dès mardi prochain. L’objectif est clair : éviter la chute du gouvernement et reprendre le contrôle du calendrier politique.
Le Premier ministre a souligné les « postures cyniques » des oppositions, qui ralentissent l’examen du budget 2026, toujours en suspens. Il a notamment dénoncé sur le réseau social X les blocages orchestrés par certains partis sur fond d’agenda électoral.
Macron et Lecornu font bloc
Le duo président–Premier ministre affiche une unité renforcée. Ces derniers jours, des tensions avaient été signalées sur la gestion du dossier Mercosur. Avec l’annonce des législatives anticipées, l’exécutif montre sa détermination à protéger le gouvernement et à relancer les débats sur le budget.
La stratégie est également politique : elle vise à mettre les partis sous pression et à limiter leur appétit pour une censure qui pourrait déboucher sur un scrutin anticipé, potentiellement défavorable à leur camp.
Réactions contrastées des partis
Le RN et LFI semblent peu impressionnés. Jean-Luc Mélenchon a répété : « nous n’avons pas peur des élections ». En revanche, les Républicains et les Socialistes, fortement impliqués dans les municipales, pourraient être affectés par ce calendrier.
Pour ces partis, des législatives anticipées représentent un double risque : une diminution de leur présence à l’Assemblée et un impact négatif sur les municipales. L’exécutif joue donc sur ce calcul politique pour maintenir la stabilité du gouvernement et sécuriser l’adoption du budget.
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