Alors que la France s’apprête à commémorer les dix ans des attentats du 13 novembre 2015, une enquête antiterroriste a été ouverte sur un projet terroriste présumé impliquant Salah Abdeslam. Trois personnes sont actuellement en garde à vue. La justice cherche à déterminer l’ampleur réelle de cette menace.
Un projet terroriste en gestation
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire après la découverte d’éléments suspects autour de Salah Abdeslam, détenu à la prison de Vendin-le-Vieil. Ce dernier, seul survivant des commandos du 13 novembre, a été brièvement interrogé cette semaine. Par ailleurs, les enquêteurs suspectent qu’un projet terroriste se préparait depuis sa détention, possiblement lié à une clé USB contenant de la propagande jihadiste.
Des gardes à vue prolongées et inédites
La compagne de Salah Abdeslam figure parmi les interpellés. Elle reste en garde à vue prolongée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Deux autres femmes, suspectées d’avoir participé au projet, ont été arrêtées dans le Rhône et dans le Cher. Selon le PNAT, leurs discussions en ligne évoquaient des actions violentes, des cibles potentielles à Paris et des moyens d’exécution. Cette procédure exceptionnelle souligne la gravité des soupçons et la vigilance des autorités à l’approche des commémorations du 13 novembre.
Une menace toujours persistante
Cette affaire rappelle que la menace jihadiste reste élevée en France. Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a indiqué que le risque de projet terroriste constitue « la plus importante » menace sécuritaire. Il s’appuie sur le volume et le niveau de préparation des passages à l’acte. Dix ans après les attentats du Bataclan, la France reste sur le qui-vive, entre devoir de mémoire et nécessité de prévention.
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