Groenland–États-Unis : tensions diplomatiques après les déclarations de Donald Trump

Face aux propos offensifs de Donald Trump évoquant une possible annexion du Groenland, les autorités groenlandaises et danoises haussent le ton. Une rencontre urgente avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio est désormais réclamée, tandis que l’Europe affiche un soutien ferme au Danemark.

Le Groenland et le Danemark cherchent à apaiser les tensions diplomatiques avec Washington en sollicitant une rencontre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, après les déclarations de Donald Trump.

Une demande de rencontre jugée urgente

Le Groenland et le Danemark ont officiellement demandé une rencontre rapide avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. L’objectif est clair : obtenir des explications après les récentes déclarations de Donald Trump sur une éventuelle prise de contrôle du territoire arctique.

La ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, a confirmé cette initiative sur Facebook. Elle déplore l’absence de dialogue direct avec Washington malgré plusieurs demandes formulées tout au long de l’année 2025.

Selon elle, la situation actuelle impose un échange diplomatique immédiat afin de clarifier les intentions américaines et d’éviter toute escalade inutile.

L’Europe se range derrière le Danemark

Face aux ambitions affichées par Donald Trump, plusieurs pays européens ont réagi rapidement. La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont publié une déclaration commune de soutien au Danemark.

Les ministres des Affaires étrangères nordiques ont, eux aussi, rappelé que toute décision concernant le Groenland relève exclusivement du Danemark et du Groenland.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a salué cette solidarité européenne. Elle estime que cette affaire dépasse désormais un simple différend bilatéral et concerne l’ensemble du continent.

Trump maintient la pression sur le Groenland

Malgré les critiques, Donald Trump ne semble pas infléchir sa position. Sa porte-parole a confirmé que plusieurs options étaient à l’étude, y compris le recours à la force militaire.

Le président américain justifie cette posture par des impératifs de sécurité nationale, affirmant que le Groenland est stratégique pour contenir les menaces dans la région arctique.

De son côté, Emmanuel Macron a tenu à rassurer. Le président français a déclaré ne pas imaginer un scénario où les États-Unis violeraient la souveraineté danoise, rappelant que le Groenland restera sous autorité du Danemark.

Alors que Washington maintient la pression, Copenhague et Nuuk misent désormais sur la diplomatie pour désamorcer une crise aux implications géopolitiques majeures.

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