À l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les divisions internes au sommet de l’État haïtien s’intensifient. Le bras de fer engagé autour du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé suscite de vives inquiétudes parmi les partenaires internationaux du pays, alors que la situation sécuritaire reste critique.
Une crise politique à l’approche de la fin du mandat
Le mandat du CPT, en place depuis près de deux ans, doit s’achever le 7 février prochain. Toutefois, cette échéance intervient dans un climat de fortes tensions politiques. Plusieurs membres du Conseil souhaitent la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, accusé d’entraver le processus de transition.
Cependant, le président actuel du CPT a refusé de suivre cette position. Cette divergence a accentué les fractures internes au sommet de l’État. Dans un contexte déjà instable, cette crise fragilise davantage les institutions et alimente les inquiétudes quant à la gouvernance du pays.
Les États-Unis et le Canada montent au créneau
Face à cette situation, les partenaires internationaux d’Haïti ont rapidement réagi. Les États-Unis se sont clairement opposés à toute modification de la composition du gouvernement à l’approche de la fin du mandat du CPT. Washington estime qu’un tel changement risquerait de compromettre les efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité.
De plus, le département d’État américain a dénoncé publiquement les agissements de « politiciens corrompus ». Le Canada a également exprimé sa profonde préoccupation. Ottawa s’est dit prêt à envisager des mesures contre tout acteur menaçant la paix et l’ordre institutionnel.
Une transition sous pression internationale et populaire
Ces prises de position illustrent le poids persistant de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne. Le Conseil de sécurité de l’ONU a, lui aussi, appelé les dirigeants à privilégier l’intérêt national durant cette phase sensible de transition.
Pendant ce temps, la population haïtienne continue de subir la violence quotidienne des gangs armés. L’insécurité persistante, combinée aux blocages politiques, accentue le sentiment d’abandon et d’urgence. À l’approche de la fin du mandat du CPT, l’issue de cette crise demeure incertaine, tant pour les institutions que pour les citoyens.
Lire aussi:https://fiableactus.com/cpt-oea-priorites-stabilisation-haiti/