La nuit du 31 décembre au 1er janvier restera gravée dans la mémoire de Crans-Montana. Un incendie dévastateur a ravagé le bar Le Constellation, faisant 40 morts et plus d’une centaine de blessés. Parmi les victimes figure Matéo, un DJ Franco-Haïti de 23 ans, décrit par ses proches comme un jeune homme joyeux, talentueux et profondément humain.

Un jeune passionné de musique dès l’adolescence
Originaire du Maine-et-Loire, Matéo découvre très tôt sa passion pour la musique électronique. Très vite, dès l’âge de 18 ans, il commence à mixer dans des établissements locaux, notamment à l’Arena Café d’Angers.
Rapidement, son talent et son énergie séduisent. Gérants comme clients se souviennent d’un jeune DJ toujours souriant, capable de créer une ambiance unique derrière les platines.
Progressivement, son parcours s’accélère grâce au bouche-à-oreille. De soirées en clubs, Matéo se fait un nom à Angers, puis à Nantes. Finalement, il franchit une nouvelle étape en partant travailler en Suisse.
Un artiste apprécié et une personnalité marquante
Pour ceux qui l’ont côtoyé, Matéo représentait bien plus qu’un DJ. Sur BFMTV, Florent et David, gérant et barman de l’Arena Café, évoquent un jeune homme « extraordinaire », doté d’une joie de vivre communicative.
En effet, son innocence, son humour et sa capacité à faire vibrer le public ont marqué durablement les esprits. « Quand on pense à Matéo, on sourit forcément », confient-ils, encore sous le choc.
Aujourd’hui, son décès laisse un vide immense dans le milieu de la nuit, mais aussi auprès de tous ceux qui ont partagé un moment avec lui.
Colère et questions après le drame
Au-delà de la douleur, la colère gagne désormais les proches. Ainsi, de nombreuses interrogations émergent sur le respect des normes de sécurité dans l’établissement sinistré.
Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux propriétaires du bar Le Constellation. Elles les soupçonnent d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence.
Selon les autorités, parmi les 40 victimes recensées, 20 étaient mineures. Un bilan humain particulièrement lourd, qui soulève de nombreuses questions sur la sécurité des lieux accueillant du public.