La mort d’une mère de famille, tuée lors d’une intervention de la police américaine de l’immigration (ICE), a provoqué une vague d’indignation à Minneapolis. De nouvelles manifestations ont éclaté ce jeudi 8 janvier 2026, tandis que la version officielle de l’administration Trump est vivement contestée par les autorités locales.
De nouvelles manifestations ont eu lieu ce jeudi matin à Minneapolis, dans le nord des États-Unis. Des centaines de personnes se sont rassemblées devant un bâtiment fédéral pour protester contre la mort d’une femme tuée la veille par des agents de l’ICE.
Face aux manifestants, un important dispositif policier a été déployé. Des heurts brefs ont éclaté et au moins deux personnes ont été arrêtées, selon l’Agence France-Presse.
Les protestataires ont scandé des slogans hostiles à la police de l’immigration, réclamant justice et transparence sur les circonstances du drame.
Une version officielle fortement contestée
Selon l’administration américaine, la victime aurait tenté de renverser des policiers avec son véhicule. La Maison Blanche affirme que les forces de l’ordre ont agi en légitime défense face à une situation jugée dangereuse.
Donald Trump a réitéré cette version dans une interview, tout en affirmant ne pas souhaiter de morts lors des opérations policières. Par ailleurs, la Maison Blanche dénonce un « assaut organisé » contre les forces de l’ordre à l’échelle nationale.
Cependant, cette version est vigoureusement contestée. Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, accuse l’administration fédérale de diffuser une « propagande » et appelle à des manifestations pacifiques.
Des images qui relancent la polémique
Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une scène différente. On y voit le véhicule de la victime bloquer un convoi de l’ICE, avant de tenter de s’éloigner lentement.
Alors que la voiture redémarre, un agent positionné à l’avant ouvre le feu à plusieurs reprises. Le véhicule finit par percuter une autre voiture stationnée plus loin.
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, affirme que la conductrice ne représentait aucun danger immédiat. Il qualifie les déclarations fédérales de mensongères.
Une enquête fédérale en cours
La victime, Renée Nicole Good, âgée de 37 ans, était de nationalité américaine et mère de trois enfants. Des affiches à son effigie ont rapidement fleuri dans la ville.
Le FBI a pris en charge l’enquête afin d’établir les responsabilités. Dans un contexte de tensions croissantes autour des opérations de l’ICE, cette affaire ravive le débat national sur l’usage de la force et la politique migratoire des États-Unis.
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