Face à une résurgence du choléra dans le département de l’Ouest, l’ONU tire la sonnette d’alarme. En une semaine, plus de 130 cas suspects, dont 20 confirmés, ont été enregistrés, avec plusieurs décès. L’organisation appelle à une action rapide pour éviter une nouvelle crise sanitaire en Haïti.
Une recrudescence inquiétante dans la région métropolitaine
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) signale une reprise du choléra depuis le 8 septembre. Pétion-Ville et plusieurs zones de Port-au-Prince, notamment Cité-Soleil, figurent parmi les plus touchées. Les autorités craignent une propagation rapide dans les sites d’hébergement où vivent des milliers de déplacés victimes de la violence des gangs.
Le ministère de la Santé, appuyé par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et d’autres partenaires, renforce les opérations de désinfection et les campagnes de sensibilisation pour freiner la maladie.
Des moyens limités face à une crise sanitaire persistante
Malgré ces efforts, la situation reste critique : à Port-au-Prince, seuls 11 % des centres de santé capables d’hospitaliser sont pleinement fonctionnels. Les conditions précaires dans les camps de déplacés favorisent la contamination et compliquent la réponse. L’ONU souligne que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement demeure un défi majeur, accentuant les risques liés à la résurgence du choléra.
Mobilisation renforcée des acteurs humanitaires
L’OCHA et ses partenaires réaffirment leur engagement à soutenir le gouvernement haïtien. Leur priorité est de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer les capacités de traitement et de limiter la propagation du virus. Pour l’ONU, seule une coordination efficace entre les acteurs locaux et internationaux permettra de contenir durablement cette résurgence du choléra qui menace à nouveau les communautés les plus vulnérables.
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