Après la capture spectaculaire de Nicolas Maduro par les forces américaines, le Venezuela engage une riposte judiciaire et diplomatique. Le parquet vénézuélien conteste la compétence de la justice américaine, tandis que la communauté internationale s’inquiète des conséquences de cette opération sans précédent.

Caracas conteste la compétence de la justice américaine
Le parquet vénézuélien a officiellement demandé à la justice américaine de reconnaître son incompétence pour juger Nicolas Maduro. À ce titre, le procureur général Tarek William Saab invoque clairement le principe de souveraineté ainsi que les règles fondamentales du droit international.
Selon Caracas, un chef d’État ne peut être jugé par un tribunal étranger. Par conséquent, les autorités dénoncent une violation grave des normes juridiques internationales et qualifient l’opération américaine de crime de guerre.
Nicolas Maduro a comparu devant un tribunal fédéral de New York et a plaidé non coupable. Il affirme être un « prisonnier de guerre » et restera en détention jusqu’à sa prochaine audience prévue en mars.
Une opération américaine qui choque la communauté internationale
L’intervention militaire américaine au Venezuela suscite de vives réactions. L’ONU a exprimé sa profonde inquiétude, évoquant un dangereux précédent et une atteinte directe au droit international.
Plusieurs États, dont la France et l’Afrique du Sud, ont condamné la méthode employée par Washington. Emmanuel Macron a estimé que l’opération n’était ni soutenue ni approuvée par Paris, tout en qualifiant Maduro de dictateur.
Le bilan humain de l’opération reste flou. Les autorités évoquent au moins 55 morts, principalement des militaires vénézuéliens et cubains, tandis que des sources indépendantes parlent de 70 à 80 victimes.
Incertitudes politiques et tensions régionales
À Caracas, Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim. Elle affirme vouloir coopérer avec Washington dans un cadre respectueux de la souveraineté nationale et rejette toute ingérence étrangère.
Les États-Unis évoquent la possibilité d’élections, sans fixer de calendrier immédiat. Donald Trump maintient cependant une forte pression, évoquant un contrôle politique et économique du pays.
Dans les rues du Venezuela, la situation reste tendue. L’état d’urgence est en vigueur, des journalistes ont été arrêtés et les organisations de défense des droits humains redoutent une aggravation de la répression.
Alors que la désinformation se propage massivement sur les réseaux sociaux, l’avenir politique du Venezuela demeure incertain, au cœur d’une crise aux répercussions régionales et internationales majeures.
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